Le divorce

Guizem et Burak sont arrivés de Turquie il y a une douzaine d’années avec leurs trois enfants et ont tout juste renouvelé leur carte de résident. Leur mariage et leur cohabitation sont devenus insupportables avec le temps, et ils cherchent à se séparer.

Salariée à mi-temps avec de faibles ressources, Guizem craint d’entamer une procédure de divorce parce qu’elle ne sait pas si son statut de résidente sera menacé à cette occasion. En effet, elle est venue en France grâce au regroupement familial et deux de ses enfants sont déjà installés dans une autre ville. Bientôt la dernière partira à l’étranger pour ses études.

Que peut faire Guizem et quels sont les risques qu’elle encourt en prenant l’initiative d’un divorce ?

Guizem et Burak résident tous les deux en France : la loi française en matière de divorce sera appliquée. La séparation ne peut être une cause de retrait ou de refus de renouvellement de la carte de résident après plus de 3 ans de vie commune (à partir du moment où celui qui a bénéficié du regroupement familial a été autorisé à séjourner sur le territoire).

S’ils peuvent divorcer « à l’amiable », Guizem et Burak devront se doter chacun d’un avocat. Ils signeront une convention fixant les modalités de leur rupture : séparation des biens, versement éventuel d’une pension, garde alternée équitable des enfants..., qui sera ensuite déposée auprès d’un notaire.

En raison de leurs faibles ressources, Guizem et Burak peuvent bénéficier d'une prise en charge totale ou partielle de leurs frais de justice par l'État.

Avant de s’engager dans une procédure de divorce, ils peuvent également demander gratuitement conseil à un avocat.

Les situations légales de divorce sont nombreuses et diverses : vous pouvez demander conseil à une association pour vous accompagner. Aller plus loin https://refugies.info/fr/demarche/60a7b164331be50014dd88cc

C’est quoi « le droit de disposer de son corps » ?

« Mon corps m’appartient », « un enfant quand je veux, si je veux » : ces slogans très connus sont nés dans les années 1970. À cette époque, les femmes réclamaient l’égalité homme/femme et leur liberté : la liberté de disposer de leur corps, surtout de leur ventre, comme elles le souhaitaient. La liberté de pouvoir choisir d’être mère ou non. Celui de mettre au monde des enfants désirés.

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